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Jeudi 5 janvier 2006.

Je viens de changer d’ordinateur et Sébastien Vonier a gentiment accepté de m’aider à me familiariser avec le système X de Macintosh. J’ai visité son atelier il y a peu. Il travaille à d’intrigants objets qui, sur une trame de plans urbains, oscillent entre sculpture néo-minimaliste et design (le dessin d’une bibliothèque par exemple). Il est ravi de participer à Just a walk et cependant, il s’interroge sur sa place et son rôle, sur sa position vis-à-vis du projet de Jocelyn, sur la nature concrète de sa contribution et sa manière d’être présent sur le site. Le site, j’y suis allé. C’est plus une présentation des choses qu’un carrefour d’échanges. J’y regarde avec bonheur les petites vidéos que Marcel vient de réaliser pour l’occasion. À Nantes, il a filmé d’en bas des gens qui passent sur un pont. Chaque pièce, comme souvent chez lui, constitue une singularité absolue, mais également un paradigme de l’œuvre tout entière : les passages et les interfaces, les points de jonction. Ça correspond au quart de poil à l’idée que Jocelyn se fait de Just a walk. C’est… just a walk. Je lis encore, toujours sur le site, les entretiens éclairants que Charlotte Blin a menés avec les artistes. Et je me dis que les notes que je prends sous cette forme du journal pourraient servir de liant à tous ces éléments épars, à cette volatilité du projet : un fil d’Ariane. J’incite aussi Jocelyn à étoffer le site. Nous avançons.

Jean-Marc Huitorel